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CRITIQUE THÉÂTRE |
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La biscotte |
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D'Antoine Beauville. Mise en scène Jocaré. Avec Antoine Beauville, Larra Mendy. |
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« Soit un quidam moyennement fan de café-théâtre et plutôt méfiant. Malgré ou à cause des compte-rendus élogieux de la Biscotte lus dans la presse il redoute une farce avec pitreries colmatant un texte-prétexte joyeusement indigent. Pinailleur, bougon , il serait une version soft de François Coulon, l’affreux célibataire en charentaises de la pièce. A cinquante ans celui-ci est installé dans un confort minable fait de mesquinerie et de tricheries. Faux-cul, il a un mépris apparent pour son entourage ( excepté sa Maman et son ami Xavier, et encore). Le but de la comédie classique était de montrer comment on corrige les individus en les amenant à admettre leurs travers .L’auteur, Antoine Beauville, est un homme de théâtre dans la bonne tradition qui applique la recette .Avec un humour à la Coluche ou à la Jean Yanne et un aplomb infernal, il « est » François et mouille la chemise comme un forcené. Les cabrioles, gags, clins d’œil et bons mots masquent une réflexion juste voire douce-amère . Sa rédemptrice, prénommée « Elle », a des abords d’ange gardien un brin péremptoire. C’est Larra Mendy , lisse mais à l’envers voluptueux. Elle amendera François sur un mode burlesque et effectuera une mutation décoiffante à la fin, laquelle est habilement amenée. Un feu d’artifice, une mise en scène pétaradante pour fable ou conte moral salubre. Deux comédiens ébouriffants . Un cocktail de remèdes pour votre bougon-pinailleur du début. Il est attendu à la Comédie République, d’urgence.»Théâtre La Grande Comédie 40 rue de Clichy 75009 Paris. 20h du mardi au samedi. Tél : 01 48 74 03 65 Marie Ordinis - 11 novembre 2004 |
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