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CRITIQUE THÉÂTRE |
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Linge sale |
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De Jean-Claude Grumberf. Mise en scène de Philippe Person. |
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L’ambiance laverie inspire plus d’un.
Après l’émouvante comédie «
soixante degrés » en 2003, nous voici
plongés dans le tournis quotidien de la couleur et du blanc. Un jeune
homme débarque bruyamment avec son linge et son vague à l’âme encrassé.
Sa femme l’a quitté. Il se demande si l’homme existe sur terre. Drôle
d’endroit, me direz-vous pour philosopher ! Face à lui, le taulier, le
monsieur « Propre » d’une cinquantaine bien tassée dans le tambour d’une
machine à laver. Lui, il est complètement rationnel. Une véritable mère
poule du quartier qui vous engueulerait parce que vous n’avez pas
apporté votre linge dans la semaine. L’autre, un chien fou agressif qui
a besoin de ronger l’os de l’existence, comme les mythes dans un
placard. Ce face à face bouillonnant, sera interrompu par une jolie
pédicure dans son rôle adoucissant. Elle rêve du prince au pied
d’argile. Le fils du taulier en jogger hytérico-sautillant sera aussi de
la fête.
Linge sale, est une
comédie en brève de comptoir lessivée où la relation humaine est secouée.
Là, pas question de regarder votre montre pour voir défiler les 45
minutes fatidique d’une machine à laver. Une fois ouvert le hublot de
ces tranches de vie, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Le coup
de théâtre est au rendez-vous. Comme si, vous découvrez en sortant votre
linge, d’un dessous qui ne vous appartient pas. Bonne température ! » Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame des Champs 75006 Paris. 20h du mardi au samedi. Tél : 01 45 44 57 34. Tarifs réduits Megacomik.com Phil Marso (3 mars 2006) |
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