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Shitz : Guerre, amour et saucisson

Hanokh Levin. Adaptation : Laurence Sendrowicz. Mise en scène : Cécile Backès. Avec : Bernard Ballet, Anne Benoit, Salima Boutebal, Benoît Di Marco et les musiciens Virgile Vaugelade et Clément Landais.

La famille Shitz a un gros problème d’héritage. Lequel ? La fille Shpritzi, boulimique au possible, sèche dans l’attente d’un homme. Oh, elle ne demande pas l’impossible. Elle se contenterait bien du minimum. Tchirk est un soldat qui n’a eu que pour amour : la guerre ! Il voudrait se reposer, se construire un pactole. Shpritzi ne supporte pas ses vieux : Shitz le père, Setcha la mère. Tchirk va renifler la bonne affaire. Il veut bien se transformer en géniteur si la liaison est sonnante et trébuchante. La guerre des nerfs entre les vieux et les jeunes est déclarée !

Depuis trois ans, la Pépinière Opéra propose des pièces surprenantes. On se souvient de « Moi aussi je suis Catherine Deneuve » qui explorait le thème de la famille barge. « Shitz » est sans aucun doute à caser dans un jeu de sept familles. Elle est habillée de chansons légères, parfois crues. La démarche est déglinguée, le pas néanmoins assure une noirceur sous la semelle. Ça se déhanche macho, se redresse finement féministe. Ce défilé mortel de génération en génération transmet un seul désir : vivre une tranche d’existence pas trop saucissonnée pour le goût du combat éternel.

Théâtre Pépinière Opéra 7 rue Louis Legrand 75008 Paris. A 21h du mardi au samedi. 16h le samedi. Tél : 01 42 61 44 16.

Phil Marso (28 août 2008)

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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